
Tête humérale, clavicule, omoplate : diagnostic et traitement

« Toutes les fractures de l'épaule ne s'opèrent pas. Chez le sujet âgé, le traitement orthopédique bien conduit donne parfois de meilleurs résultats fonctionnels qu'une chirurgie hasardeuse. La décision est toujours individualisée. »
Les fractures de la région de l'épaule surviennent le plus souvent à la suite d'un traumatisme : chute sur le bras ou l'épaule, accident de sport, accident de la voie publique. Elles peuvent concerner les trois os de la ceinture scapulaire, l'humérus, la clavicule et l'omoplate, et leur prise en charge dépend de l'os atteint, du déplacement des fragments et du terrain du patient. Le Dr Charousset évalue chaque fracture individuellement pour proposer le traitement le mieux adapté.
La fracture de l'extrémité supérieure de l'humérus (tête humérale et col) est fréquente, en particulier chez la personne âgée dont l'os est fragilisé par l'ostéoporose. Elle survient typiquement après une chute de sa hauteur. Sa gravité dépend du nombre de fragments et de leur déplacement. Les fractures peu ou non déplacées relèvent d'un traitement simple par immobilisation. Les fractures déplacées ou complexes, à plusieurs fragments, nécessitent souvent une chirurgie pour reconstruire l'anatomie et permettre une récupération fonctionnelle.
La fracture de la clavicule est l'une des fractures les plus courantes, fréquente chez le sportif (cyclisme, rugby, sports de contact) après un choc direct sur l'épaule. La plupart consolident bien avec un traitement orthopédique par immobilisation. La chirurgie (plaque vissée) est réservée aux fractures très déplacées, ouvertes, ou à celles qui menacent la peau, ainsi qu'aux sportifs souhaitant une reprise rapide et une consolidation optimale.
Les fractures de l'omoplate sont plus rares, car cet os plat est bien protégé par la masse musculaire qui l'entoure. Elles témoignent souvent d'un traumatisme violent. La plupart se traitent orthopédiquement, mais les fractures qui touchent la surface articulaire de la glène ou qui déstabilisent l'épaule peuvent nécessiter une reconstruction chirurgicale.
Le bilan repose sur les radiographies standard qui font le diagnostic et précisent le type de fracture. Le scanner avec reconstructions en trois dimensions est fréquemment nécessaire pour les fractures complexes : il analyse précisément le nombre de fragments, leur déplacement et l'atteinte articulaire, informations indispensables à la planification du traitement.
Le traitement orthopédique, non chirurgical, repose sur l'immobilisation par attelle ou écharpe le temps de la consolidation osseuse, suivie d'une rééducation. Il est indiqué pour les fractures peu déplacées. Le traitement chirurgical vise à réduire (remettre en place) les fragments et à les fixer solidement pour restaurer l'anatomie et permettre une mobilisation précoce. Selon la fracture, le Dr Charousset utilise des vis, des plaques ou des broches. L'objectif est toujours de rendre à l'épaule sa fonction.
Chez le patient âgé présentant une fracture très comminutive (en de nombreux fragments) de la tête humérale, la reconstruction n'est parfois pas possible ou pas fiable. Dans ces situations, le remplacement de la tête humérale par une prothèse peut être la meilleure solution pour restaurer rapidement une épaule fonctionnelle et indolore. Le choix entre reconstruction et prothèse dépend de l'âge, de la qualité osseuse et du type de fracture.
Quelle que soit la technique, les suites comportent une immobilisation dont la durée dépend de la fracture, puis une rééducation progressive et prolongée, élément clé de la récupération. La consolidation osseuse demande généralement six à huit semaines, mais la récupération fonctionnelle complète peut prendre plusieurs mois. Le Dr Charousset accompagne chaque patient dans ce parcours, en adaptant le protocole à la nature de la fracture et aux objectifs de chacun.
Le Dr Charousset vous reçoit à l'IOAPC, 23 rue de Courcelles, Paris 8e.